Le blog de la Poussine

satisfaire à une demande importante de poussinage

les îles Aran

avril4

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Ah oui, ça a l’air sympa comme ça, les îles Aran. Il fait beau, y’a de l’eau, des falaises super hautes qui donnent le vertige, des moutons et des vaches sur le bord des petits chemins, de la pure Irlande en barre!

Sauf quand il pleut…

J’ai eu la chance (chance?) d’y aller 2 fois. La premire fois, avec mes colocs. C’était au tout début, escapade pour un peu mieux se connaître. Super journée, il a fait très beau (comme tout le début de l’année erasmus à vrai dire), et même qu’on portait des t-shirts! Suivant les conseils de Rory, notre coloc’ irlandais qui s’est auto-proclamé guide de la journée, nous n’avons pas loué de vélos, et on a pris un raccourci. Raccourci vers quoi, je sais pas trop, car vu que c’est une île, il n’y a aucun but précis à atteindre, peut-etre le bout de l’île, le haut de la montagne, notre guide ne nous a pas précisé… Il valait mieux car comme il nous a perdus, on était un peu moins déçus! On a tourné des heures au milieu des cailloux, des murets, des tas de pierre, des jardins privés (youps), on a rasé les petites falaises, escaladé des grillages, rebroussé chemin, contourné des bouses, vu des moutons, mangé des mûres. Au final, une bonne petite journée, et même si on a raté les principaux endroits touristiques, on s’est régalé.

Je suis pourtant restée sur ma fin car je n’avais pas vu la grande falaise qui fait trop peur de la mort qui tue et tu t’approches un peu mais pas trop car ça fait peurrrrr. La visite de Béa était l’occasion rêvée pour retenter l’expérience. Sauf que Béa est venue en janvier et qu’il ne faisait pas beau du tout. Tant pis, on est pas des pds, on le fait quand même.

Départ sous la pluie, 8h pour aller prendre le bus. On était déjà trempes et mes super chaussures étanches étaient déjà humides. Pas grave on garde le moral. Puis on a pris le bateau et ça a été le début de la fin. On s’est mises derrière sur les conseils d’un marin car ça allait bouger un peu. Ok, on va au fond. Et c’est partiiiiii, ça bouge,ça monte, ça descend, béa a le vertige (oui elle a le vertige en bateau, en balançoire), on se tient la main pour s’aider un peu, ça bouge vraiment, je vais vomir dans les toilettes, quand je ressors, on est presque arrivé.

Dehors c’est le chaos. Il pleut et vente, on attrape un plan, on évite soigneusement les 2 italiens qui essayaient de nouer contact depuis mon vomito du bateau (c’est sexy une femme qui vomiiiii) et on se dirige vers la fameuse falaise, avant d’aller voir les phoques. Il pleut, très fort, parfois on marche à l’envers pour pouvoir lever la tête sans être fouetté par la grêle. On arrive près de la falaise. 50 mètres. Allez on essaye un peu plus près. 40 mètres, mais c’est vraiment pas facile d’avancer face au vent. On lutte. 30 mètres. On essaye toujours d’avancer. 29 mètres. Encore un pas. 28,5 mètres. C’est là qu’on a dit fuck on se casse, c’est trop dangereux. C’est vrai que les bourrasques de vent nous faisaient nous décaler d’un ou 2 mètres, pas besoin de tenter le diable. Tant pis pour la falaise. Si on pique-niquait, mon estomac vidé criait famine. On trouve un endroit assez abrité du vent et pendant une accalmie de pluie, on se décide à oter nos capuches et ouvrir nos sac à dos. Evidemment, le seul endroit à peu près à l’abri était le petit-coin des vaches, donc nous avons grignoté au milieu de bouses (elles étaient congelées, ça sent pas).
Si on essayait d’aller voir les phoques maintenant? On recroise les ritaux, qu’on reévite. On marche, des heures, on croise des vaches. Pas de phoques à l’horizon. Je crois que c’est à ce moment là qu’on a abandonné tout espoir de passer une bonne journée sur ces îles. Il n’y a aucune photo de ce jour là tellement il était impossible de sortir l’appareil.

Pour se réconforter, on va boire un chocolat (pour moi, un jus de fruit, je voulais pas tenter le diable vu qu’on devait reprendre le bateau). Les ritaux sont là, évidemment, car ils se font chier comme nous vu que y’a rien à faire sur ces putains d’îles, même le supermac’s est fermé.

17h. Bateau. Vertige. Vomi.

On aurait du aller dans le Connemara.

Marie

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Un peu de météo…

mars3

Avant d’arriver ici, ma vie c’était “au soleiiiil, m’exposer un peu plus au soleiiillll” ou “37.2° à l’ombre et le soleil surplombe, il fait chaud il fait chauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuud” (jenifer et passi, ma vie était bien remplie c’est ça?).

Maintenant c’est ” toute la pluie tombe sur moi ” et de plus en plus ” je viens du sudddddddddd et par tous les chemins, j’y reviens” sauf qu’il me reste encore quelques mois à en chier.

J’ai régulièrement des nouvelles du temps français. “Il fait pas beau”, “c’est nuageux”, “ouais ça va, un peu frisket” quand il fait 15 d°, et que le soleil est parfois caché par des nuages. Ici, c’est le temps idéal pour aller prendre un petit bain, ou sortir son t-shirt pour une petite promenade sur le plage de Salthill. Car il ne faut pas espérer que le temps soit meilleur, il ne le sera jamais. Alors on s’adapte. On rase les murs sur les trottoirs pour éviter les éclaboussures. Nos pieds se palment. La capuche se greffe à notre cou. On rêve d’inventions improbables comme les essuie-glaces à lunettes, la capuche à trou pour les oreilles pour continuer à communiquer avec le reste du monde…

Donc un peu de météo.
En France, il n’a jamais fait aussi beau depuis 58 ans.
A Galway, ce matin il neigeait à gros flocons, avec un vent glacial. Puis éclaircies, pluie, grêle. Il est 14h, il fait juste froid, et il y a du vent.Chouette.

…je viens du suuuuuuud…

Marie

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La Décathlonisation

février29

Hommage à Quechua.

Pour vous, Quechua évoque peut-être un fonctionnaire en RTT, en rando dans le puy de Dôme ( “c’est beau quand même, tu me passes l’Evian Josiane?”), ou l’action Don quichotte près du canal Saint-Martin. Pour moi, Quechua est devenu une philosophie de vie.

Je suis une citadine. Je viens pourtant d’un petit village classé dans la catégorie Trou-du-cul-du-monde niveau 3. Un peu le Marly-Gomont de Kamini mais moi c’est Saint-Amans-Soult (je sais ça fait rêver). Je pense que Jean-Pierre Pernault ne connait pas non plus. Il n’empêche que j’adore la ville, ses facilités, sortir faire son marché boulevard de Strasbourg à Toulouse, filer boire un verre chez Béa, ne jamais bouger sa voiture une fois qu’elle est garée, sourire quand on voit des embouteillages et qu’on est à pied… En bonne citadine que je suis, j’ai donc un petit manteau, des ballerines, et un parapluie, au cas où il pleuvrait 4 gouttes. Enfin… j’avais…

Avant d’arriver ici, à Galway, on m’avait bien prévenue. Prends un K-way, et des bottes. Mes seules bottes étaient en fait des bottines marrons en cuir ( magnifiques!) qui, bien qu’imperméabilisées, me semblaient peu résitantes à la pluie. K-way évoquait pour moi le truc horrible que je devais porter pour aller chercher des champignons avec mes parents pour éviter qu’on se perde dans les bois, ou le truc horrible donné par Vittavi pour faire de la pub, même sous la pluie. Et bien sur, K-way= Dany Boon qui postillonne partout. Que du bonheur en perspective donc.
Je suis arrivée en Irlande en danseuse, avec mes blousons et mes ballerines ( bon et des converses en toile trouées). J’ai eu de la chance car il a fait un temps relativement clément les 2 voire 3 premiers mois. Par précaution, j’avais acheté un manteau Tribord chez Décathlon, et un sac à dos Quechua lors de mon court séjour en France en octobre. J’étais d’ailleurs bien fière de les laisser cachés au fond de mon armoire et de mettre dans mes pseudos MSN ” ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiis il fait beau”. Puis mi novembre, l’Irlande est arrivée. Et elle est mérite bien sa réputation car depuis ce jour-là, il pleut. De la pluie, fine ou grosse, légère, qui rebondit, bruineuse, parallèle au sol,qui remonte le long des manches, de grosses gouttes, qui coulent sur les carreaux, qui mouillent les mèches qui dépassent de la capuche, vous avez toutes les sortes de pluie possibles et imaginables. Mais le résultat sera toujours le même: tu es liquide.
Je me suis donc résignée à mettre mon copain Tribord. “Hum il est chaud en fait.” “Et y’a plein de poches c’est cool.” “Ah la capuche protège pas les lunettes mais je peux mettre une casquette.” “Et fais voir un peu ce sac à dos.” “Agréable à porter.” “Jpeux même faire mes courses avec.” “Bon le pantalon de pluie par contre c’est non!.” ” J’essaye juste aujourd’hui car il pleut trop.” “Finalement je le garde, il est pas si moche”. “Ah putain je suis deg, je retourne chez moi j’ai oublié mon pantalon de pluie.”

Processus de Décathlonisation achevé.

Marie

Pour les fans, vous pourrez trouver le groupe Facebook “I love my polaire Quechua” en cliquant ici.

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