Le blog de la Poussine

satisfaire à une demande importante de poussinage

La maison magique… ou les joies de la colocation.

mai4

Dans moins d’un mois, si tout va bien, je quitte ma maison magique, après avoir sûrement avoir fait un bon carnage pour notre fête d’anniversaire.

Oui pendant un an, j’ai habité dans une maison fantastique, rusée, magique où des phénomènes surnaturels se passaient, avec 4 colocataires, surement un peu sorciers aussi.

Le tour de passe-passe le plus fréquent était “le coup du lapin dans le chapeau” sauf que ce n’était pas le lapin qui disparaissait mais mes paquets de gâteaux, mes tomates, mes raisins, mon jambon… Mes petits biscuits étaient apparemment très appréciés par le magicien, qui, chaque 15 jours, après ma session “courses-au-Dunnes-ouais-mes-placards-sont-pleins”, essayait un nouveau tour. Après enquête, le chapeau appartenait à Eamonn. J’ai donc décidé de cacher les choses trop tentantes. Les gâteaux, chocolat, thés, bonbons ont donc élu domicile dans ma table de chevet. Ce qui n’a guère arrangé les choses, car je me sifflais le paquet presque aussi vite que le chapeau. Mes tomates allaient dans un tupper au fond de mon placard, derrière les nouilles chinoises, que je n’ai jamais réussi à protéger. Apparemment, je n’étais pas la seule dans ce cas puisque les tomates de Claire étaient conservées dans sa chambre, pour qu’elle ait la chance d’en manger une.

Une chose inexplicable aussi dans ma maison était l’autosalissement. De quoi? Et bien ceux qui ont eu la chance de venir chez moi pourront le confirmer: de TOUT. De la vaisselle, bien sûr, qui est toujours sale à coté de l’évier. Autosalissement du salon aussi, qui même après une bonne session ménage, javel, aspi, est de nouveau dégueulasse, plein de cendres, de miettes, de cours qui n’appartiennent bien évidemment à personne, de tasses à moitié pleines de thé. Autosalissement de la salle de bain également, mais là je vais zapper les détails. Elle est quand même fortiche cette maison.

Le dernier truc absolument incroyable est la bouilloire, qui, je ne sais pourquoi, s’est cassée 3 fois. Joe notre propriétaire nous a lâche un petit “ne la cassez pas celle-là”.

C’est pas nous. C’est la maison.

Marie

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les îles Aran

avril4

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Ah oui, ça a l’air sympa comme ça, les îles Aran. Il fait beau, y’a de l’eau, des falaises super hautes qui donnent le vertige, des moutons et des vaches sur le bord des petits chemins, de la pure Irlande en barre!

Sauf quand il pleut…

J’ai eu la chance (chance?) d’y aller 2 fois. La premire fois, avec mes colocs. C’était au tout début, escapade pour un peu mieux se connaître. Super journée, il a fait très beau (comme tout le début de l’année erasmus à vrai dire), et même qu’on portait des t-shirts! Suivant les conseils de Rory, notre coloc’ irlandais qui s’est auto-proclamé guide de la journée, nous n’avons pas loué de vélos, et on a pris un raccourci. Raccourci vers quoi, je sais pas trop, car vu que c’est une île, il n’y a aucun but précis à atteindre, peut-etre le bout de l’île, le haut de la montagne, notre guide ne nous a pas précisé… Il valait mieux car comme il nous a perdus, on était un peu moins déçus! On a tourné des heures au milieu des cailloux, des murets, des tas de pierre, des jardins privés (youps), on a rasé les petites falaises, escaladé des grillages, rebroussé chemin, contourné des bouses, vu des moutons, mangé des mûres. Au final, une bonne petite journée, et même si on a raté les principaux endroits touristiques, on s’est régalé.

Je suis pourtant restée sur ma fin car je n’avais pas vu la grande falaise qui fait trop peur de la mort qui tue et tu t’approches un peu mais pas trop car ça fait peurrrrr. La visite de Béa était l’occasion rêvée pour retenter l’expérience. Sauf que Béa est venue en janvier et qu’il ne faisait pas beau du tout. Tant pis, on est pas des pds, on le fait quand même.

Départ sous la pluie, 8h pour aller prendre le bus. On était déjà trempes et mes super chaussures étanches étaient déjà humides. Pas grave on garde le moral. Puis on a pris le bateau et ça a été le début de la fin. On s’est mises derrière sur les conseils d’un marin car ça allait bouger un peu. Ok, on va au fond. Et c’est partiiiiii, ça bouge,ça monte, ça descend, béa a le vertige (oui elle a le vertige en bateau, en balançoire), on se tient la main pour s’aider un peu, ça bouge vraiment, je vais vomir dans les toilettes, quand je ressors, on est presque arrivé.

Dehors c’est le chaos. Il pleut et vente, on attrape un plan, on évite soigneusement les 2 italiens qui essayaient de nouer contact depuis mon vomito du bateau (c’est sexy une femme qui vomiiiii) et on se dirige vers la fameuse falaise, avant d’aller voir les phoques. Il pleut, très fort, parfois on marche à l’envers pour pouvoir lever la tête sans être fouetté par la grêle. On arrive près de la falaise. 50 mètres. Allez on essaye un peu plus près. 40 mètres, mais c’est vraiment pas facile d’avancer face au vent. On lutte. 30 mètres. On essaye toujours d’avancer. 29 mètres. Encore un pas. 28,5 mètres. C’est là qu’on a dit fuck on se casse, c’est trop dangereux. C’est vrai que les bourrasques de vent nous faisaient nous décaler d’un ou 2 mètres, pas besoin de tenter le diable. Tant pis pour la falaise. Si on pique-niquait, mon estomac vidé criait famine. On trouve un endroit assez abrité du vent et pendant une accalmie de pluie, on se décide à oter nos capuches et ouvrir nos sac à dos. Evidemment, le seul endroit à peu près à l’abri était le petit-coin des vaches, donc nous avons grignoté au milieu de bouses (elles étaient congelées, ça sent pas).
Si on essayait d’aller voir les phoques maintenant? On recroise les ritaux, qu’on reévite. On marche, des heures, on croise des vaches. Pas de phoques à l’horizon. Je crois que c’est à ce moment là qu’on a abandonné tout espoir de passer une bonne journée sur ces îles. Il n’y a aucune photo de ce jour là tellement il était impossible de sortir l’appareil.

Pour se réconforter, on va boire un chocolat (pour moi, un jus de fruit, je voulais pas tenter le diable vu qu’on devait reprendre le bateau). Les ritaux sont là, évidemment, car ils se font chier comme nous vu que y’a rien à faire sur ces putains d’îles, même le supermac’s est fermé.

17h. Bateau. Vertige. Vomi.

On aurait du aller dans le Connemara.

Marie

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La fuck NUIG (rien de cochon, je vous rassure)

mars27

Vu le nombre croissant de gens qui tombent sur mon blog en tapant NUIG galway erasmus, je vais faire une petite visite guidée de la fuck, si ça peut aider quelques futurs étudiants stressés.

Le Service de relations internationales.

C’est pas le truc que j’aurais décrit en premier, car pour moi l’élément central de la fuck est le College bar, mais je pense aux nouveaux étudiants qui vont prendre ma place. Il est situé dans une maisonnette, derrière la fac, les femmes sont généralement gentilles, surtout celle qui s’occupe des Erasmus, et en plus, elle est française! C’est peut-être pour ça que je la trouve super gentille. Très serviable. Ça change de la France!!!

Le College bar www.NUIGCOLLEGEBAR.com

Comme je disais plus haut, c’est l’élément central de la fac. Un peu un mélange de la cafet’ de “Premiers baisers” avec des billards à la place des flippers, d’une boite branchée, d’un salon de thé, d’une salle des fêtes, bref, le CB est inévitable. On peut y manger (surtout du gras, de l’huile, et des fritures), mais l’activité principale est la vente de boisson. Pas les petits thés et les chocolats chauds des cafets françaises (bien sûr vous pouvez en trouver), mais les bières et autres alcools vendus dans n’importe quel pub, ceux-ci à des prix défiant toute concurrence, et à toute heure du jour ou de la nuit (jusqu’à minuit). Tous les gros évènements de la fuck ont lieu là-bas, que ça soit les retransmissions de match (il y a un grand écran et plusieurs télé), les soirées spéciales (la soirée rose, les soirées charité, la venue d’un groupe quelconque), les apéros d’avant gala et surtout les lendemains de gala (absolument blindé!), les concours de buveur de bière, les soirées chants ou qui veut vient et chante.
Pour vous donner un exemple, mardi prochain, soirée charité avec le surf club, un chevelu du club va se raser la tête, l’entrée coute 5 euros et comprend 3 boissons, tout est reversé à une Å“uvre de charité.
Bien sûr, le CB est à son apogée lors de la Rag week (voir ici) ou il devient la nouvelle maison de centaines d’étudiants assoiffés.

cb

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