C’est le temps des rétrospectives, des bilans et des articles qui nous rappellent les évènements forts de l’année. Alors bien sûr, on a droit à la mort de Michael Jackson, la grippe A, Susan Boyle, Obama-yes-we-can, Clearstream, passionnant hein?
Mais quand on sera des vieux Poussins et qu’on aura 14 arrières petits-enfants et qu’ils nous demanderont « c’était comment en 2009 ? », il faudra que je me remémore tout ce qui m’a marqué cette année. Ce post est donc pour la postérité.
Ce dont je vais me souvenir de 2009, c’est la neige à Marseille en janvier dernier, chose assez rare et exceptionnelle pour pouvoir craner en disant « j’y étais! ». Car dans 60 ans, on aura tous fondu avec le réchauffement climatique et mon arrière petit-fils Borg (prénom du futur suédois), n’aura jamais vu quelque chose d’aussi froid envoyé par Dame nature.
Je lui dirai aussi que cette année, une femme célibataire, déjà maman de 6 enfants dont elle a sûrement du mal à s’occuper, a pu accoucher de 8 autres. Il s’en foutra royalement car en 2069, les portées de 8 bébés seront plus que courantes, lui-même ayant déjà 5 frères et sœurs du même âge.
Je lui ferai écouter des chansons d’un vieux chanteur français qui a failli y passer cette année mais qui, par miracle de la médecine, a été sauvé in extremis de son boucher de chirurgien. Heureusement car la mort de Patrick Swayze et René des Musclés dans une même année, ça commençait à faire beaucoup pour la rubrique « nécrologie de Stars qui font pleurer quand elles meurent ». Je n’inclue pas Filip des 2be3.
Je lui montrerai mes lettres d’amour inachevées, écrites pour un personnage de fiction aux canines acérées, lui racontant mon obsession, ma lecture, relecture, rerelecture des bouquins. Il me demandera « c’est quoi des bouquins » et j’attendrai le soir pour aller me chercher mes reliques à la cave et me taper une énième lecture de la vie d’Edward Cullen.
Il ne pourra échapper à un diaporama des vacances de Pépé et Mémé dans un pays autrefois communiste, aux chapeaux coniques, aux buffles dociles, et à la nourriture incroyable, et il se demandera comment la première puissance mondiale pouvait être aussi pauvre en 2009.
On pourra visionner ensemble des clips de Lady Gaga, et il se dira qu’en fait, en 2009, on n’était pas si has been que ça vu les fringues de cette chanteuse, et on chantera Popopopoker Face, popopoker Face, et ça sera plus facile pour moi car Parkinson m’aidera à trembler et bégayer.
Et enfin, je pourrai lui clouer le bec en lui disant que nous aussi, en 2009, les hommes pouvaient être enceints. Un, en fait, mais ça il ne le saura pas.
Poussine




