Le spectacle de fin d’année
Comme j’ai déjà du en parler, les activités extra-scolaires sont très développées à NUIG. Ainsi, grâce aux societies, nous pouvons danser, jouer, faire du sport, regarder des films dans les amphis, avoir des reducs pour des retos, peindre, prier… tout ça aux frais de la princesse. La princesse étant papa ou maman, l’inscription à la fuck étant hors de prix (6000 euros pour un master). Bien sûr, nous sommes tellement overbookées que nous n’avons jamais assisté au moindre cours de danse ou de basket ou de quoi que ce soit. Mais Pauline a suivi assidument les cours de danse irlandaise, et julieta et jimi, ceux de tango.
Evidemment, qui dit danse, dit, chorégraphie, qui dit chorégraphie, dit spectacle (j’admets que ce développement logique est quelque peu douteux). Nous voilà donc en direction du Bank of Ireland theatre (on se demande qui a financé cette salle pour porter ce nom-là…) pour aller voir le spectacle de fin d’année et encourager nos amis.
Et là, gros flashback. Retour 15 ans plus tôt. Juin 92, 93, 94, 95. Saint-Amans-Soult. Gala de patinage artistique. Oui, même avec 2000 habitants, s’il y a une bonne mairie qui se bouge, les parents peuvent trouver des activités pour leurs enfants plus intéressantes que la télé ou les jeux vidéos: Judo, tennis, volley, foot, dessin, et bien sûr, patin à roulette.
J’ai donc connu les répétitions pendant des heures. Les essayages de costumes élaborés par les mamans (un tissu qui tient avec un bout de ficelle) qui piquent car elles ont oublié des aiguilles. Les heures avant le spectacle où tu fignoles, recouds, répare. Les minutes avant le spectacle où tu te sens plus péter de rentrer par la porte des patineurs et pas celle des spectateurs (les parents). Les numéros de ceux qui passent avant toi que tu regardes depuis un trou dans le rideau qui cache l’entrée des patineurs. Ton numero. J’ai été entre autres, une carte de jeu de Alice aux pays des merveilles, une pute des Champs-Elysées de Joe Dassin, Madonna de Like a virgin, une hyène du Roi Lion, et attention les yeux … UNE VAGUE de Christophe Colomb. Expérience la plus mémorable d’ailleurs: je patinais derrière Elodie Duclos (celle qui me filait les picsou magazine), Elodie trébuche sur sa cape de vague, elle se vautre, je trébuche sur Elodie, je me vautre, la salle entière se marre, ma soeur pleure et crie “ne vous moquez paaaaaaaasss”. Cela ressort quelquefois dans les repas de famille.
Mais revenons-en à nos moutons. En l’occurrence, nos danseurs. Il y en avait pour tous les goûts: les filles qui dansent pas trop mal et qui mettent tellement d’énergie dans leur truc que même si c’est nul, beh tu applaudis de bon coeur. Celles qui mâchent leur chewing-gum comme des vaches du début à la fin. Celles qui n’ont AUCUN rythme dans la peau et un baobab dans le cul mais qui ont le mérite d’être là. Puis tu as celles qui dansent trop bien: une blondinette hiphop qui n’avait franchement rien à envier aux danseuses de Kamel Ouali, et surtout, les danseuses irlandaises, avec leur petits sauts de cabri et leur raideur dorsale imperturbable. Les parents sont aussi là pour applaudir leur progéniture.
Puis tu as les copains. Pauline a eu droit à son petit “pauleeeeette” avant d’entrer en scène, juste pour la mettre en condition. Jimi et Julieta,couple tout en sensualité, quelques mains baladeuses discrètes.
Petit regret de ne pas avoir pris une heure par semaine pour aller aux cours de danse irlandaise.
Séance de rattrapage? Ils dansent quoi au luxembourg?
Marie
Tags:danse, NUIG, patin à roulettes, saint amans, spectacle
moi j’aurais vraiment aimé te voir en vague…
et moi j’aurais bien rigolé en te voyant de vautrer
et moi je te remercie pilip! tu es vraiment le plus gentil de la promo!