les îles Aran
Ah oui, ça a l’air sympa comme ça, les îles Aran. Il fait beau, y’a de l’eau, des falaises super hautes qui donnent le vertige, des moutons et des vaches sur le bord des petits chemins, de la pure Irlande en barre!
Sauf quand il pleut…
J’ai eu la chance (chance?) d’y aller 2 fois. La premire fois, avec mes colocs. C’était au tout début, escapade pour un peu mieux se connaître. Super journée, il a fait très beau (comme tout le début de l’année erasmus à vrai dire), et même qu’on portait des t-shirts! Suivant les conseils de Rory, notre coloc’ irlandais qui s’est auto-proclamé guide de la journée, nous n’avons pas loué de vélos, et on a pris un raccourci. Raccourci vers quoi, je sais pas trop, car vu que c’est une île, il n’y a aucun but précis à atteindre, peut-etre le bout de l’île, le haut de la montagne, notre guide ne nous a pas précisé… Il valait mieux car comme il nous a perdus, on était un peu moins déçus! On a tourné des heures au milieu des cailloux, des murets, des tas de pierre, des jardins privés (youps), on a rasé les petites falaises, escaladé des grillages, rebroussé chemin, contourné des bouses, vu des moutons, mangé des mûres. Au final, une bonne petite journée, et même si on a raté les principaux endroits touristiques, on s’est régalé.
Je suis pourtant restée sur ma fin car je n’avais pas vu la grande falaise qui fait trop peur de la mort qui tue et tu t’approches un peu mais pas trop car ça fait peurrrrr. La visite de Béa était l’occasion rêvée pour retenter l’expérience. Sauf que Béa est venue en janvier et qu’il ne faisait pas beau du tout. Tant pis, on est pas des pds, on le fait quand même.
Départ sous la pluie, 8h pour aller prendre le bus. On était déjà trempes et mes super chaussures étanches étaient déjà humides. Pas grave on garde le moral. Puis on a pris le bateau et ça a été le début de la fin. On s’est mises derrière sur les conseils d’un marin car ça allait bouger un peu. Ok, on va au fond. Et c’est partiiiiii, ça bouge,ça monte, ça descend, béa a le vertige (oui elle a le vertige en bateau, en balançoire), on se tient la main pour s’aider un peu, ça bouge vraiment, je vais vomir dans les toilettes, quand je ressors, on est presque arrivé.
Dehors c’est le chaos. Il pleut et vente, on attrape un plan, on évite soigneusement les 2 italiens qui essayaient de nouer contact depuis mon vomito du bateau (c’est sexy une femme qui vomiiiii) et on se dirige vers la fameuse falaise, avant d’aller voir les phoques. Il pleut, très fort, parfois on marche à l’envers pour pouvoir lever la tête sans être fouetté par la grêle. On arrive près de la falaise. 50 mètres. Allez on essaye un peu plus près. 40 mètres, mais c’est vraiment pas facile d’avancer face au vent. On lutte. 30 mètres. On essaye toujours d’avancer. 29 mètres. Encore un pas. 28,5 mètres. C’est là qu’on a dit fuck on se casse, c’est trop dangereux. C’est vrai que les bourrasques de vent nous faisaient nous décaler d’un ou 2 mètres, pas besoin de tenter le diable. Tant pis pour la falaise. Si on pique-niquait, mon estomac vidé criait famine. On trouve un endroit assez abrité du vent et pendant une accalmie de pluie, on se décide à oter nos capuches et ouvrir nos sac à dos. Evidemment, le seul endroit à peu près à l’abri était le petit-coin des vaches, donc nous avons grignoté au milieu de bouses (elles étaient congelées, ça sent pas).
Si on essayait d’aller voir les phoques maintenant? On recroise les ritaux, qu’on reévite. On marche, des heures, on croise des vaches. Pas de phoques à l’horizon. Je crois que c’est à ce moment là qu’on a abandonné tout espoir de passer une bonne journée sur ces îles. Il n’y a aucune photo de ce jour là tellement il était impossible de sortir l’appareil.
Pour se réconforter, on va boire un chocolat (pour moi, un jus de fruit, je voulais pas tenter le diable vu qu’on devait reprendre le bateau). Les ritaux sont là, évidemment, car ils se font chier comme nous vu que y’a rien à faire sur ces putains d’îles, même le supermac’s est fermé.
17h. Bateau. Vertige. Vomi.
On aurait du aller dans le Connemara.
Marie
Tags:erasmus, escapade, falaise, îles d'aran, Irlande, pluie, vent
Effectivement le temps était vraiment à chier!!!!!!!!dommage car ça avait l’air trop beau!!
Petite précision, on a marché 1000ans pr aller voir les phoques, pr finalement renoncer à mi chemin….Heureusement car apparament c’était pas la saison des phoques!!!!
Hm… generally I agree with you, but I wonder what our readers would tell.